vendredi 29 février 2008

L'oeil d'el Maestro


Venu tenter sa chance au premier Super Satellite à Saint-Amand, le champion de backgammon François Tardieu nous dévoilait sa conception du poker mais aussi les similitudes qui existent entre le backgammon et le poker. Tout simplement bluffant !

Le backgammon n'a plus de secret pour lui. Voilà pourquoi François Tardieu, champion de France, triple champion d'Europe et considéré comme l'un des meilleurs joueurs de backgammon au monde, était venu participer au premier Super Satellite du Partouche Poker Tour. Joueur de poker depuis une vingtaine d'années, François Tardieu ne s'était jamais lancé dans le grand bain. Le PPT était la rampe de lancement idéale : « 2.000.000 d'euros, ça ne se manque pas ! » s'exclamait-il encore peu après son élimination. Mais si l'enjeu reste un atout important pour "el Maestro", le plaisir aussi : « On peut se défouler à une table de poker, ce qui n'est pas toujours le cas dans la vie. Au poker, on peut mentir, cacher des choses, faire semblant. Tout ce qui est interdit ou mal perçu dans la vie sociale, est considéré comme "bien joué" au poker. C'est ce qui est excitant ». Et quand on lui demande quelles sont les similitudes qui existent entre le backgammon et le poker, "el maestro" répond : « il y a de nombreux points communs entre les deux disciplines. Comme la faculté à se concentrer pendant longtemps, l'observation ou la mémoire par exemple. On apprend également beaucoup sur la dimension psychologique, celle des autres et la sienne. Au backgammon comme au poker, on ne peut manipuler ses adversaires si l'on ne se maitrise pas soi même. Avec le temps, on se bonifie, on acquiert de la sagesse et de l'expérience, on apprend beaucoup de ses erreurs. En fait, la seule différence est qu'au poker, on n'est pas obligé d'avoir des bonnes cartes pour gagner ». François Tardieu vous donne rendez-vous au Casino le Lyon Vert le 15 mars prochain où il retentera sa chance lors du troisième Super Satellite de la saison.



lundi 25 février 2008

Le poker est dans la place !



Chaque détail compte au Texas hold'em. Y compris la position du joueur à la table. Qu'il soit le premier ou le dernier à parler change considérablement la donne. Une importance de taille qui fait de la position un facteur vital dans la stratégie du poker. Explications.

Tous les joueurs le savent, la position est primordiale autour d’une table de poker, déterminante au niveau des relances comme du bluff, de l’analyse comme de l’optimisation des coups. On entend par « position » la place du joueur par rapport au bouton, c’est à dire au dealer. Un joueur tient sa position en fonction des joueurs situés sur sa droite, et par conséquent, ceux de sa gauche ont la position sur lui. Au poker hold’em, le dernier qui parle occupe une position avantageuse sur les autres. Il a le temps d’analyser ce qu’il se passe autour de lui et de prendre une décision après coup. Il a toutes les cartes en main pour adapter sa stratégie. La position la plus inconfortable est donc celle du joueur qui s’exprime le premier. Il avance à l’aveugle sans aucune information. La loi du dernier mot est celle du plus fort en quelque sorte.

Au poker, si le risque paye, il peut ruiner également

Si la plupart des joueurs préfèrent se trouver dans les derniers à parler, c’est avant tout parce que ces positions leurs permettent de récolter un maximum d’informations sur leurs adversaires, leurs jeux et leurs intentions. Dans ce cas, il est toujours plus facile de jouer une main intermédiaire comme par exemple. Le joueur peut, soit tenter de voler le pot en relançant, soit suivre en espérant améliorer son jeu au tableau. En revanche, si le joueur se trouve en première position avec le même jeu et que 7 adversaires se trouvent derrière lui, il doit impérativement se dire qu’il s’agit de 7 menaces potentielles, susceptibles de relancer, sur relancer ou encore balancer leur tapis. Au poker, si le risque paye, il peut ruiner également. Alors le premier à parler doit, en règle générale, se contenter de jouer que s’il a une main dite forte, au risque de se faire prendre ses jetons. Sa marge de manœuvre est donc limitée.

Tirer profit des joueurs

Bien sûr, tout est relatif. Et tout dépend du contexte. Si le premier joueur à parler se met à relancer fort, alors qu’il ne le faisait pas précédemment, tout porte à croire qu’il possède un bon jeu. Voilà pourquoi le bluff est plus difficilement décelable chez celui-ci, même s’il est beaucoup plus risqué… Autre facteur important : la position par rapport à certains joueurs, la position relative autrement dit. Si un joueur agressif se trouve à votre gauche, il n’aura aucun moyen de pression, de peur de se heurter à une main plus forte, en cas de relance de votre part. Il en va de même avec les joueurs trop prudents qui, impressionnés par votre fougue, auront tendance à se coucher deux fois sur trois.

L’importance de la position est donc cruciale. Une bonne position permet de connaître ses adversaires et leurs intentions de jeu mais aussi la stratégie que l’on a à adopter à un moment précis. Au poker, mieux faut savoir avant de penser.

vendredi 22 février 2008

L'ordonnance du docteur Glaude



En venant seul à Divonne, Eddy Laurent Glaude n'avait qu’une idée en tête : se qualifier pour le Main Event de Cannes. Durant sa nuit passée à l'hôtel, ce médecin de 32 ans s'est alors concentré comme jamais pour atteindre son but. Sans s'imaginer que le lendemain, il allait enflammer les surfaces vertes pour arriver quatrième du Super Satellite ! A Divonne, un showman est né.

S'il manipule les cartes comme le bistouri, alors autant vous dire qu'Eddy Laurent Glaude est un redoutable médecin. Car en termes de poker, le doc a prouvé, lors du Super Satellite de Divonne, qu'il n'avait rien à envier aux meilleurs. Lunettes de star, sweet à capuche et sourire éclatant, on aurait pu penser que ce showman était un habitué des tournois, des projecteurs et des flashs crépitant des appareils photos. Pourtant, il s'agissait bien là de son grand baptême : « c'était génial mais impressionnant ! Les projecteurs, les photographes, les caméramans et la foule, je ne pensais pas que ça allait être aussi médiatisé. C'était hallucinant ! ». Voilà pourquoi sa prestation lors de ce deuxième Super Satellite du PPT l'avait quelque peu surpris sur le moment : « lors des breaks, je comparais mon tapis à celui des autres et j'étais étonné de voir que je me trouvais toujours dans la moyenne et surpris d'être encore en jeu. Alors je savourais chaque moment et le faisais partager à mes proches. J’appelais tout le monde, ma famille, ma copine et mes amis ». Un vrai régal pour cet amoureux du poker, qui aime avant tout dans ce jeu, mise à part sa dimension stratégique, les émotions qu'il procure : « Quand tu te retrouves en bluff total et que tu y vas pour gagner le pot, ça bouillonne d’autant plus que tu ne dois pas montrer que tu bluffes. C’est vraiment excitant. C'est ce que j'aime dans le poker ».

« Une performance dans un tournoi reste à vie ! »

Le doc est également un compétiteur né. Lorsqu'il a vu pour la première fois l'affiche du PPT au Pharaon, il n'avait qu'un seule idée en tête : se qualifier pour Cannes! Après deux Satellites et un Super Satellite, l'objectif est pleinement rempli. Un bilan plutôt satisfaisant pour cet habitué des cercles parisiens et grand amateur de tournois, qu'il juge nettement plus intéressants que les parties de cash game : « Je préfère de loin l'ambiance et le style de jeu que l'on rencontre dans les tournois. A Divonne par exemple, quand le 35ème joueur est sorti, on s’est tous serré la main, très heureux d’avoir atteint l’objectif fixé. C’était magnifique. Ça joue également plus sérieusement et plus stratégique dans les tournois, vu que tout le monde arrive avec la même quantité de jetons. Au moindre faux pas, on le paye cash. C’est pour ça qu’une performance acquise dans un tournoi reste à vie ». La sienne restera gravée chez tous les passionnés de cartes présents à Divonne. Et de par son style, sa gentillesse et sa capacité à faire le show, Eddy Laurent Glaude a montré qu’il possédait tout ce que l’on aime chez un joueur de poker. Voilà pourquoi on est déjà impatient de revoir le showman à Cannes en septembre prochain !

*Eddy Laurent tenait à saluer chaleureusement sa tendre aimée Susanne, Vincent, Samy, Gary, Raphaël, Anthony, Sylvain et ses autres camarades de poker lillois sans qui, il ne serait jamais arrivé jusqu’ici. C’est chose faite champion !

lundi 18 février 2008

Azeddine Yessad : "Une belle fête pour le poker!"


Azeddine Yessad, 54 ans, joue au poker depuis « quelques temps maintenant ». Grand amateur de cartes, ce restaurateur de Grenoble a connu le véritable coup de foudre pour le Texas Hold'em il y a un an, à Divonne-les-Bains. Une variante qu'il trouve simple et agréable à jouer et qui l'a amené à découvrir l'univers des casinos. Un an après, il triomphe en ce même lieu, à Divonne, à l'occasion du deuxième Super Satellite du Partouche Poker Tour. Calme, serein et patient comme à son habitude, Azeddine Yessad revient sur sa belle victoire. Paroles de sage.

Bonjour Azeddine, comment-vas-tu depuis ta belle victoire au Super Satellite de Divonne ?

Très bien merci. Je suis très heureux d'avoir vécu un tel moment. On était 347 joueurs et je suis arrivé jusqu'au bout, c'est quand même pas mal (sourire). Ce Super Satellite était pour le poker et moi-même une très belle fête. J'étais venu avec une dizaine d'amis qui m'avaient proposé de m'inscrire. Aujourd'hui, je ne le regrette vraiment pas. Eux ont été éliminés, certains tout proche du but, mais ils retenteront leur chances à Lyon le 15 mars prochain.

Comment as-tu trouvé ce Super Satellite ?
Il s'agissait de mon premier tournoi et je dois dire que j'ai été conquis. C'était vraiment sympathique, convivial, chaleureux et très bien organisé du début à la fin. L'équipe du Partouche Poker Tour et le Grand Casino de Divonne ont toujours pris soin de leurs joueurs, notamment lors du buffet dinatoire qui était tout simplement royal. Je le répète, c'était vraiment une belle fête pour le poker et pour les joueurs. J'ai même rencontré des gens que je n'avais pas vu depuis longtemps, d'autres que je ne connaissais pas et que j'ai appris à connaître. On a bien rit, bien mangé et bien joué... on s'est vraiment tous bien amusé.

Et le niveau de jeu dans tout ça ?
J'ai trouvé le niveau de jeu élevé. Il y avait des joueurs très coriaces notamment à la table finale. J'ai trouvé Samir Chaib (ndlr : son adversaire final) très bon par exemple. Il a joué sérieusement jusqu'au bout, sauf peut-être lors du dernier coup où il pensait que je bluffais alors que non… Après, il a peut-être eu un petit manque de lucidité avec la fatigue. Moi-même j'étais lessivé (rire).

A quel moment tu t'es dis que ce tournoi pouvait être le tien ?
Il n'y a pas de moment en particulier. Mais je me suis dis à un instant précis qu'il fallait peut-être que je me concentre. C'est sans doute ce qui m'a permis d'aller au bout. Je me souviens qu'à un moment, je me suis levé pour parler avec un joueur derrière moi. Au moment où je reviens sur ma table, je vois ma main : dame et huit de carreau. Le croupier me dit « trop tard ». Alors je me couche… le flop tombe, 3 carreaux dont un roi et un as. Trois joueurs sont à tapis et j'avais la meilleure main. C'était un rappel à l'ordre du destin…

Maintenant c'est Cannes et son mythique Palm Beach !
J'aime le poker et je recherche avant tout le plaisir. Je m'étais inscrit à Divonne pour m'amuser et jouer aux cartes, tout simplement. Mais c'est vrai que lorsqu' il ne restait plus que 100 joueurs, je me suis dit « pourquoi pas ? ». Maintenant, j'irais à Cannes dans le même état d'esprit. C'est-à-dire sereinement. Après on verra si un bon coup est à jouer.

Sereinement d'accord, mais 2.000.000 d'euros sont quand même en jeu ! Que ferais-tu avec une telle somme ?
(rêveur) C'est vrai que c'est une très belle somme. Je donnerais une partie de cet argent à des associations comme je l'ai toujours fait lorsque j'étais commerçant. Puis avec le reste, je voyagerais énormément je pense.


jeudi 14 février 2008

Ces dames qui filent les jetons !



Aux dires de nombreux hommes, jouer au poker contre une femme est loin d'être une partie de plaisir. Trop imprévisibles, trop prudentes, parfois même trop charmantes, les joueuses utilisent toutes les cartes dont elles disposent pour venir à bout de leurs adversaires. Place aux dames maintenant!

A ceux qui pensent encore que le poker est un jeu réservé aux hommes, invitez une demoiselle à venir jouer, vous ne serez pas déçus… Si les femmes sont encore trop peu nombreuses à percer dans le milieu du poker, elles ont, avec le temps, acquis un niveau et une expérience semblables à ceux des hommes. Les raisons sont multiples comme l’explosion du phénomène poker hold’em, l’ouverture de tournois féminins et la médiatisation de joueuses outre Atlantique comme Jennifer Tilly ou encore Kathy Liebert, également coach de stars hollywoodiennes telles que l’acteur James Woods. En tant que joueuse, elle avait auparavant remporté un tournoi appelé « la bataille des sexes ». Comme quoi même au poker, dames et rois ne font pas toujours bon ménage.

Le Partouche Poker Tour a ses princesses

En France, il n’y a pas encore de « poker ladies » internationales comme Shannon Elizabeth ou Liz Lieu, mais la présence de joueuses talentueuses lors du Partouche Poker Tour encourage à pallier cette absence. Au Pasino de Saint-Amand-les-Eaux, lors du premier Super Satellite de la saison, certaines se sont brillamment démarquées comme la ravissante actrice Alice Taglioni, auteur de l’une des meilleures performances féminines du tournoi et éliminée dans la dernière ligne droite, juste avant les places qualificatives. La Suissesse Margareth Kuno, elle, est devenue la première joueuse à se qualifier pour Cannes en terminant 26ème du Super Satellite de Divonne au terme d’un superbe parcours. Certes elles n’étaient pas nombreuses par rapport au nombre de participants. 9 sur 334 joueurs à Saint-Amand, 6 sur 347 joueurs à Divonne. Mais cela ne les a pas empêché d’illuminer ces soirées de coups plus étincelants les uns que les autres. Si bien qu’en les voyant jouer, on pouvait se demander si la nature ne les avait pas dotées de dons pour le poker. Comme le bluff, l’intuition ou la prudence. Des atouts redoutables.

« La majorité des joueurs « gagnant » ne sont pas affectés par l'apparence physique de leurs adversaires » Liz Lieu

Si redoutables que les hommes n’ont pas le même goût de la défaite face aux joueuses. Une problématique se pose alors dans le monde impitoyable du poker : les femmes jouent-elles autrement, ou est-ce les hommes qui s’obstinent à les lire différemment ? Chacun a sa réponse. Mais en cette période de Saint-Valentin, honneur aux dames avec la ravissante et non moins talentueuse Liz Lieu, qui pense effectivement que certains hommes jouent différemment contre les femmes. Ce qui les amène à prendre parfois de mauvaises décisions. Elle ajoute même, dans une interview accordée à nos confrères de pokernews, que des joueurs font tout pour sortir les joueuses avant que celles-ci ne les fassent tilter. Une erreur selon la championne américaine : « Tout en apprenant, j'ai remarqué que la majorité des joueurs « gagnant » ne sont pas affectés par l'apparence physique de leurs adversaires, que ce soit au niveau du sexe, de l'âge ou de leurs races. Mais si le fait d'être une femme vous donne un avantage, saisissez-le ! ».

Elles sont prêtes à tout!

Si pour Liz Lieu, certains hommes s’obstinent à jouer différemment face aux femmes, divers témoignages de joueurs, croisés sur et en dehors des tournois, prétendent que c’est parce que femmes et hommes jouent différemment. Selon eux, les femmes apporteraient plus d’importance à l’intuition que ne le font les hommes. Certaines suivent même des coups impayables, notamment après le flop où elles se persuaderont que sur la Turn ou la River, une combinaison les feront gagner. Ils affirment également que les femmes seraient prêtes à tout pour remporter un coup, y compris user de leur charme, et seraient plus tolérantes et flegmatiques. En effet, malgré la domination numérique des hommes dans le monde impitoyable du poker, les femmes se sentent comme chez elles autour des tables. Si bien qu’elles supportent mieux railleries et quolibets des autres joueurs et ne perdent pas inutilement leurs jetons en étant appâtées par des « si tu ne suis pas, arrêtes le poker ! ». Les joueuses ne tiltent jamais.
Les différences se jouent donc sur des détails. Mais les joueuses semblent cependant bénéficier d’un avantage indéniable : celui de connaître mieux les hommes que ceux-ci ne les connaissent. Leur détection des émotions masculines serait par conséquent un atout bluffant…

INTERVIEW:
Margareth Kuno, la dame de fer !


Margareth Kuno est devenue la première demoiselle du Partouche Poker Tour à se qualifier pour le Main Event de Cannes. Cette Suissesse d’origine hongroise a terminé 26ème sur 347 participants au terme d’un magnifique parcours. Pour son premier grand tournoi, Maragareth a prouvé que les femmes avaient bien leurs places autour des tables de poker. Réservée voire mystérieuse, elle raconte sa toute première fois.

Bonjour Margareth, alors ça fait quoi d’être la première joueuse à valider son billet pour le Main Event de Cannes ?
Je suis très fière d’être arrivée jusque là. Pour la gente féminine, ça prouve que l’on peut y arriver aussi. Je suis également extrêmement heureuse d’aller à Cannes ! C’était mon objectif principal pour mon premier grand tournoi. Je n’y suis jamais allée donc je suis très enthousiaste à l’idée de découvrir la ville et le Palm Beach.

Pour ton premier grand tournoi, comment as-tu trouvé ce Super Satellite de Divonne-les-Bains ?
Très palpitant et très cardiaque ! J’avais entendu parler du Partouche Poker Tour à la radio et je me suis dis que j’allais y participer. Je me suis inscrite à un tournoi satellite de Divonne et me suis qualifiée, tout simplement. Après je me suis retrouvée ici dans cette immense salle, c’était vraiment impressionnant.

Depuis combien de temps joues-tu au poker?
J’ai commencé à jouer au poker fermé en privé avec des amis il y a 5 ans environ. Puis je me suis mise au Texas hold’em il y a un an seulement. La première fois que j’ai joué de l’argent, il y avait de l’adrénaline, des sensations fortes que je n’avais jamais ressenti auparavant. La variante m’a tout de suite plu.

Et quelle dose d’adrénaline va te procurer le Main Event de Cannes ? 2.000.000 sont en jeu !
Oulala… je ne préfère même pas y penser (rires).


ZOOM:
Margareth Kuno s’est fait sortir par l’un des sept finalistes du Super Satellite de Divonne, Jonathan Khalifa. Alors qu’ils se trouvaient sur la table principale, un petit jeu s’était installé entre eux à la fin duquel Jonathan Khalifa a eu le dernier mot. Reconstitution des faits.

Les blinds sont de 6.000 et 12.000, ante 1200. Il ne reste plus beaucoup de jetons à Margareth Kuno qui n’a pas d’autres solutions que de mettre son tapis avec . Tout le monde se couche, excepté Jonathan Khalifa, chipleader de la table. « L’abonné aux as », comme Margareth s’amuse à l’appeler, colle avec . Plusieurs duels avaient déjà opposé, dans la bonne humeur, les deux jeunes joueurs auparavant. Cet ultime face à face allait sonner la fin de cette idylle ludique.

Le Flop tombe :
Khalifa touche une paire de deux. Mais possibilité de couleur pour Kuno.
La Turn et la River:
La Turn et la River donneront un full pour Jonathan Khalifa. L’habitué du Casino le Pharaon à Lyon élimine la dernière dame en lice du Super Satellite de Divonne avec un full pharaonique.

mercredi 13 février 2008

Une finale exceptionnelle!



La finale du Super Satellite de Divonne-les-Bains aura été riche en suspense et rebondissements. En démarrant sur les chapeaux de roue, les sept joueurs nous ont offert une partie endiablée, un sprint de 16 coups à la fin duquel Azeddine Yessad est sorti vainqueur. Un beau rush du doyen de la tablée qui mérite amplement sa victoire. Chapeau bas l'artiste!

Sept candidats pressés d’en découdre, il n’en fallait pas plus pour que cette finale devienne palpitante ! Azeddine Yessad, chipleader avec 451.000 de jetons, Samir Chaib avec 321.000, Yann Reytier 283.000, Jonathan Khalifa 167.000, Philippe Olivier 181.000, Massimo Confortin 154.000 et Eddy Laurent Glaude 134.000. Sept joueurs aux styles différents, sept candidats au titre suprême.
Après un tirage au sort déterminant les positions, Yann Reytier, au siège numéro 2, se trouve au bouton, Jonathan Khalifa, petite blind (50.000) et Eddy Glaude, grosse blind (100.000). Première main et premier tapis pour Yann Reytier qui tente d’emblée d’imposer son rythme avec . Derrière, Eddy Laurent Glaude, , le suit. Un tombe au flop. Eddy Laurent Glaude touche sa paire et se remplume. Premier coup dur en revanche pour Yann Reytier.

«Une River glaciale»

Deuxième donne et Eddy Laurent Glaude remet ça. Tapis avec . L’Italien Massimo Confortin, brillant depuis le début de ce Super Satellite l’accompagne avec . Il possède moins de jetons que Glaude, il est à tapis. Pendant le dévoilement du tableau, Massimo danse, écouteurs dans les oreilles, tentant désespérément d’évacuer la pression. Le tableau n’apporte rien. Le gladiateur « Mars » est le premier à quitter l’arène finale. Mais l’Italien n’a pas à rougir, il aura été, et de loin, l’une des attractions de la soirée. Il sort sous une standing ovation.
Troisième donne, Samir Chaib décide de passer à l’action avec . Jonathan Khalifa, en réussite depuis le début du tournoi, le suit avec une paire . Les deux joueurs se lèvent lorsque le Flop tombe . On entend alors Jonathan Khalifa se motiver « c’est bon, c’est pour moi ! ». Mais après une Turn ne donnant rien, la River s’avère glaciale pour Jonathan Khalifa, un donnant une quinte à Samir Chaib. Ecœuré, Jonathan est éliminé mais peine à le réaliser. Il ne semble pas décider à quitter l’estrade, reste près du public et se lamente. That’s Poker !

«Le coup de la nuit !»

Discret depuis le début de la finale, le chipleader Azeddine Yessad s’apperçoit que Glaude et Chaib empilent les jetons. Ils sont à sa hauteur et totalisent chacun 450.000 de jetons. Yann Reytier suit derrière avec 320.000 et Philippe Olivier ferme la marche avec 63.000. Yessad décide alors de prendre les choses en main. Son expérience, son flegme et son tapis impressionnent et lorsque le vieux briscard relance, les autres se couchent. Il ramasse de nombreuses blinds. Il faudra finalement attendre la 13ème donne pour voir les choses évoluer. Assurément le coup de la nuit. Avec , Samir Chaib n’hésite pas longtemps avant de sortir son tapis. Philippe Olivier, discret depuis le début des hostilités et à sec niveau jetons, le suit avec . Eddy Laurent Glaude entre également dans le coup avec . S’en suit de Azzedine Yessad avec . Quatre joueurs sont donc dans le coup, deux à tapis. Un murmure se fait sentir dans le public. Le Flop tombe . Après un petit temps de réflexion, Glaude mise la totalité de son tapis, immédiatement et étrangement payé par Yessad. Le croupier dévoile la Turn , puis la River . Chaib l’emporte avec sa paire de dame et évince deux joueurs de la table. Deux des meilleurs : Eddy Laurent « showman » Glaude et « le professeur » Philippe Olivier. 15ème donne. La fatigue se fait ressentir chez les trois joueurs restants. Yann Reytier qui possède le moins de jetons n’a plus le choix. Il doit agir et vite vu l’importance des blinds (100.000/200.000). Il met son tapis avec . Azeddine Yessad sent l’occasion parfaite pour le sortir. Il colle avec . Le tableau n’apporte rien. Yann Reytier sort.

«Vini vindi vinci...»

Le face à face peut avoir lieu entre Azeddine Yessad et Samir Chaib. Le premier possède 1.028.000 de jetons, le second 678.000. Azeddine Yessad part donc favori. Il le confirme dès la première donne. Il relance de 200.000 avec et . De son côté Samir Chaib touche . Son intuition le pousse à payer. C’est ce qu’il fait. Le Flop tombe : . Yessad relance de 300.000, Samir Chaib, lui, met son tapis. Yessad marmonne, se tâte puis le colle sans se douter que Chaib le devance d’une modeste paire de 2. La Turn n’apporte rien mais la River donne une paire de 9 décisive pour Yessad, fatale pour Chaib qui sort la tête haute. Il aura été sensationnel du début jusqu'à la fin du tournoi. Quant à Azeddine Yessad, il aura mené les débats tout au long de la soirée. « Vini vindi vinci », le tout en restant chipleader !

lundi 11 février 2008

Divonne-les-Bains, un succès de plus pour le PPT!


Voilà, le Grand Domaine de Divonne et son Antre magistrale, c'est fini. Ce deuxième Super Satellite de la saison nous a offert un spectacle digne des plus grands tournois mondiaux. Une organisation sans faille, un accueil exceptionnel, un décor somptueux et des joueurs passionnés, voilà ce qui pourrait résumer cette longue et belle soirée poker. Le grand champion de l'étape se nomme Azeddine Yessad, passionné de cartes et de football. Les surfaces vertes, ça le connait !

Le séisme Partouche Poker Tour a fait tremblé les Alpes et pâlir le Mont Blanc. Il y avait de quoi, vu la dimension de ce Super Satellite, tout simplement énorme. Après le succès de Saint-Amand-les-Eaux, Divonne-les-Bains a confirmé que le Partouche Poker Tour était bien l'évènement poker de l'année en Europe. Et le théâtre de toutes les émotions. Des joies, des pleurs, des cris et des rires ont rythmé cette merveilleuse nuit de poker. Un régal pour les amateurs de Texas hold'em. Divonne-les-Bains a même battu le record de participation de Saint-Amand avec 347 joueurs inscrits. Cela ne pouvait pas mieux commencer.

Les participants pénétrèrent dans l'Antre que le Grand Domaine de Divonne avait réservé pour le Partouche Poker Tour, sous l'air entraînant de « New York, New York » de Franck Sinatra. Chacun était invité à prendre place autour de l'une des 37 tables. Sur le côté de l'immense salle, un écran géant se dressait pour informer les joueurs du déroulement du tournoi. Croupiers et croupières se tenaient prêts, attendant le coup d'envoi donné par le maître de cérémonie, Numa Benhamou. Aussitôt dit, aussitôt fait, les cartes se distribuaient... et le claquement des jetons retentissait. Il était 16h00.

"des allures de derbys"

Dès le début, le ton était donné : les joueurs voulaient en découdre au plus vite! Les coups agressifs se succédaient et les tapis volaient dans tous les sens. Comme à Saint Amand les Eaux, les joueurs se chambraient entre eux, vantant mérites et poker de leur région et de leur casino respectif. 275 des joueurs présents, s'étant qualifiés via les tournois satellites, se chambraient continuellement. De bonne guerre, comme on dit. Entre Divonne-les-Bains et Le Lyon Vert, Palavas et Nice, les duels prenaient des allures de derbys. Plus qu'un jeu, le poker est devenu un sport ! Un championnat inter-casinos est même né. Chacun voulant prouver à l'autre que sa ville était la meilleure en termes de poker bien sûr. Il n'était pas rare d'entendre : « regarde, il ne reste plus que lui de Palavas. Il fait honneur ! » A 17h00, il ne restait plus que 318 participants. Quant aux malheureux perdants, ils se consolaient à coups de full sur les 5 tables de cash game du Grand Casino.

A 18h00, certains se démarquaient déjà du lot au vu de l'importance de leur tapis. C'était le cas de David Tavernier, table 25, Franck Mihalic, table 23, Samir Chaib table 12 et Thierry Bourdoulous, table 11. La pause dinatoire sonnait et là encore, Divonne se démarquait par la richesse et la finesse de ses mets. Un gigantesque buffet mettait à la disposition des joueurs des plats aux saveurs exquises des quatre coins du Monde. Aucune faute de goût. Après le festin royal, le tournoi reprenait ses droits. Requinqués, les participants continuaient leur lutte, toujours plus agressive. Tapis sur tapis, bad beats sur bad beats, les perdants continuaient leur valse incessante jusqu'à ce que le Prize Pool s'affiche sur l'écran géant. Signe que le but de chacun, à savoir la qualification pour Cannes, approchait à grands pas.

"Standing Ovation!"

00h30. Le 35ème joueur sortait sous un tonnerre d'applaudissement. Un ouf de soulagement collectif… La bulle était formée. Son chipleader se nommait Philippe Olivier avec 179 000 de jetons, un des sept futurs finalistes. On pensait alors que les joueurs allaient jouer sans relâche et que les débats allaient s'écourter. Ce ne fut pas le cas. Les perdants quittaient les tables au compte gouttes. Ce n'est qu'une heure et demie plus tard, à 3h00, que les 7 finalistes étaient connus : Yann Reytier, Philippe Olivier, Eddy Laurent Glaude, Jonathan Khalifa, Samir Chaib, Azeddine Yessad et Massimo Confortin. Et c'est finalement le doyen de la bande, Azeddine Yessad, qui s'imposait brillamment au terme d'une finale rocambolesque et riche en émotions. Le deuxième Super-Satellite s'achevait sous les applaudissements d'un public venu en nombre. Une « standing ovation » réservée non seulement aux finalistes, mais aussi à l'équipe du Partouche Poker Tour, menée par son chef de file Maxime Masquelier, qui a œuvré jusqu'au bout de la nuit pour offrir le meilleur tournoi possible. Une juste récompense...Vivement le prochain Super Satellite du Lyon Vert le 15 mars prochain.

* Un grand merci au croupier Geoffrey Doco pour sa précieuse aide. A très bientôt Geoffrey!

SUPER SATELLITE DIVONNE 09 FEVRIER 2008

Voici la liste définitive des qualifiés pour le Main Event du Partouche Poker Tour. Sur les 347 participants de ce deuxième Super Satellite à Divonne-les-Bains, 34 ont validé leur billet pour la Grande Finale de Cannes. Le Prize pool était de 50.000 euros et le vainqueur Azeddine Yessad a remporté 15.000 euros. Les 33 autres joueurs se sont partagé le reste du Prize pool.

1 YESSAAD Azeddine 15.000 euros

2 CHAIB Samir Allaoua 7.000 euros

3 REYTIER Yann Claude 4.000 euros

4 GLAUDE Eddy Laurent 3.000 euros

5 OLIVIER Philippe Maurice 2.000 euros

6 KHALIFA Jonathan Isaa 2.000 euros

7 CONFORTIN Massimo 1.500 euros

8 VEILLON Frédéric Rémy 1.500 euros

9 FARDEL Thierry Michel Junior 1.000 euros

10 POPOT Frédéric 1.000 euros

11 GARROUMA Adil 500 euros

12 VERGNAUD Adrien 500 euros

13 COLOMBERO Michel Julien Alfred 500 euros

14 ANNEN Cédric 500 euros

15 PAULO Sergio 500 euros

16 KOSKAS Eric 500 euros

17 HIGGINSON David Graham 500 euros

18 PIERRARD Julien Paul 500 euros

19 ORENGO Alain 500 euros

20 SZTANDERA Jacques 500 euros

21 LASSERRE Marc 500 euros

22 ROCHAT Frédéric Henri 500 euros

23 ROY Alain Emile Bernard 500 euros

24 VIGIER Mathieu 500 euros

25 ULRICH Omar Geronimo 500 euros

26 KUNO Margareth 500 euros

27 SITHIDEJ Thavisak 500 euros

28 MESSINA Fabrice 500 euros

29 BAVEREL Patrice Jean 500 euros

30 SCHUHL Patrick David 500 euros

31 ANGLERAUD Jean Luc 500 euros

32 ZUNINO Philippe 500 euros

33 COHENDET Robin 500 euros

34 CARTILLIER Mickael 500 euros



NOMBRE DE QUALIFIES PAR CASINOS

1 Nice Palais de la Méditerranée 5

2 Lyon Pharaon 4

3 Beaulieu 2

4 Divonne 2

5 Hyères 2

6 La Grande Motte 2

7 Royat 2

8 Annemasse 1

9 Arcachon 1

10 Cannes Palm Beach 1

11 Forges-les-Eaux 1

12 Gréoux-les-Bains 1

13 La Roche Posay 1

14 Lyon Vert 1

15 Palavas 1

dimanche 10 février 2008

Azeddine Yessad est le grand vainqueur de Divonne!



4h45, la finale vient tout juste de s'achever. Ils étaient 7 autour de la table : Yann Reytier, Philippe Olivier, Eddy Laurent Glaude, Jonathan Khalifa, Samir Chaib, Azeddine Yessad, Massimo Confortin et c'est finalement le doyen de la bande, Azeddine Yessad, qui s'est débarrassé tour à tour de ses adversaires. Azeddine mérite amplement sa victoire. Quant à Samir Chaib, son valeureux adversaire de face à face, il n'aura pas volé sa deuxième place, loin de là... Félicitations donc aux sept finalistes qui nous ont régalé durant 1h30 d'intense combat. Un grand bravo également à toute l'équipe du Partouche Poker Tour pour son organisation sans fausse note et au Grand Casino de Divonne pour son accueil on ne peut plus chaleureux. Prochaine étape à Lyon au Casino Le Lyon Vert. Concernant cette deuxième étape de Divonne-les-Bains, rendez-vous lundi pour le compte rendu détaillé du Super Satellite. Bonne nuit.

Place à la finale




Il est 2h30. Après un dernier break de 15 minutes, les derniers candidats s'installeront à la table finale de ce deuxième Super Satellite du Partouche Poker Tour. Ils ne sont plus que 7 et les blinds sont astronomiques, 20 000 / 40 000. C'est la dernière ligne droite.

"Il n'avait qu'à attendre!"


00H10, plus que 35 joueurs. C'est-à-dire un de trop. Les blinds sont de 5 000 et 10 000. Les participants restants n'attendent qu'une seule chose : qu'un joueur parte et vite ! Après, l’agressivité, maître mot de Divonne, pourra refaire surface et noyer la prudence qui s’était installée il y a quelques temps maintenant. Une fois dans la bulle, les joueurs joueront sans réserve, tous avec le sentiment du devoir accompli : la qualification pour le Main Event de Cannes.Un billet à 8500 €, tel est l'objectif de tous les joueurs présents comme Samir Chaib.

00h30. Ça y est le 35ème joueur vient de sortir sous un tonnerre d’applaudissement. Et sous la bronca générale de la table. Vexé, il s'est sauvé. Impossible de le rattraper. Mickaël Cartiller, habitué du Casino Le Lyon Vert et témoin de la scène nous raconte : « le coup d'avant, il ne lui restait rien. Il a fait tapis avec 3 et 6 et avait touché sa quinte au flop. Quand j'ai vu qu'il s’était refait, je me suis dit, ça y est, c'est mon tour. C'est moi le 35ème joueur, vu qu'il ne me restait que 1 500 en jetons et que lui, n'avait plus qu’à attendre. Et puis sur le coup d’après, il remet son tapis avec Roi et Valet. Un joueur le paye avec As et 6. Un 6 tombe au tableau. Il s'en va bredouille du tournoi. Incroyable ! ». Même s'il sera très certainement le prochain à quitter le tournoi, Mickaël peut remercier son malheureux chevalier. La bulle est donc formée. Son chipleader se nomme Philippe Olivier avec 179 000 de jetons.

samedi 9 février 2008

L'étau se ressert


23h30, ultime virage avant la dernière ligne droite. Et le syndrome de Saint-Amand rejaillit... Il ne reste plus que 44 joueurs et personne ne semble décidé à prendre les choses en main, de peur de partir si près du but. Les blinds (3 000 / 6 000) commencent à couper les mains des joueurs les plus pauvres en jetons. Exit donc le tournoi agressif que nous avait offert les joueurs jusqu'à présent. La prudence est maintenant de mise. La répartition du Prize Pool est affichée sur l’écran géant, le vainqueur remportant 15.000 euros et les 34 meilleurs joueurs du tournoi étant récompensés, chacun protège son tapis en attendant la qualification. On s'observe, s'épie et se scrute, en sachant pertinemment que chaque départ est un pas de plus vers le succès pour les autres joueurs. La tension est palpable. Elle monte encore d'un cran mais n'est pas à son comble… 23h45, augmentation des blinds : 4 000 et 8 000. Ça va faire mal.

Mars attaque!


22h15, la deuxième pause du Super Satellite de Divonne est sonnée. Ça se précise. Alors que quelques unes des têtes d'affiche comme Philippe Picard, qu'on avait cité précédemment, ont été éliminées ou ont perdu une grosse partie de leur tapis, d'autres atteignent les sommets comme le Transalpin Massimo Confortin, chipleader de la table 23 et du tournoi avec 90 000 en jetons. Quand on lui demande son nom, il répond avec un brin d'humour : « Mars, comme le gladiateur ». En fait, cet Italien évacue la pression comme il le peut, vu que tous les regards sont tournés vers lui à présent. Le fait que tout le monde le voit gagnant l'irrite quelque peu.


Voilà pourquoi il ne veut pas être dérangé pendant ses quelques minutes de pause. Car même dehors, Massimo a du mal à se détendre vu le froid glacial qui sévit sur Divonne. L'Italien tremble de tout son corps malgré son blouson en cuir, sa capuche et son bonnet. Le froid ou la pression ? Les deux à vu d’œil. Comment passer inaperçu? Tous les joueurs le regardent avec envie. Certains le chambrent, d'autres l'encouragent et le félicitent. L'un d'eux lui balance même :« tu as tellement d’avance que tu peux rentrer à l’hôtel et revenir pour la finale ». Mars sourit mais ne répond pas. Car, lui ne le voit pas comme ça. Tant qu’il n’est pas là-haut sur l’estrade, autour de la table finale, il ne se réjouira pas.
Après 10 minutes de pause, les joueurs reprennent position autour des tables. Allez Mars, ça repart !

La foire aux tapis à Divonne


21h30, 93 joueurs sont encore en lice. Le public est debout et les applaudissements retentissent de plus en plus fort et de plus en plus vite. Au rythme des joueurs quittant les tables à vrai dire. Les blinds sont élevés (800/1600) pour certains, dérisoires pour d'autres, mais le moindre bad beat peut s'avérer fatal. Certains commencent à jouer serré, très serré même puisque des paires servies se couchent et même des As Roi ou As Dame sur un tapis de l'adversaire. Nous tairons le nom des joueurs et le numéro de leurs tables bien évidemment... Un indice tout de même : l'un est chipleader de sa table, l'autre deuxième bankroll de la sienne. Alors pourquoi les mieux lotis ne suivent pas les plus démunis? La peur de gagner ou l'angoisse du bad beat ? Quoiqu'il en soit les tapis ne cessent de pleuvoir : certains tiltent, d'autres se remplument et quelques uns essuient des bad beats. That’s poker ! 21h50, les blinds sont de 1000 et 2000, il reste 79 joueurs, c'est un régal.

Philippe Picard enflamme la 6!



Voici peut-être l'un des prétendants au titre... Sous ses airs de dandy, il est un redoutable joueur de poker, une terreur des tapis verts. Son nom? C’est Philippe Picard alias "le chipleader de la table 6". Courtois, gentleman et disponible, Philippe Picard a considérablement étoffé son tapis avant la pause, où il cumulait déjà 23.000 de jetons. Ne dites pas à Philippe Picard qu’il fait du réchauffé puisqu' après le copieux repas, il continue sur sa lancée en variant les coups gagnants. Inscrit au Pharaon, cet homme de 47 ans ne cesse d'empiler les jetons en pyramide et continue d'écœurer ses opposants. Il joue bien tout simplement… N'en déplaise à ses adversaires du soir. Philippe est déjà un joueur que l’on apprécie parce qu’il joue le poker que l’on aime. Agressif mais réfléchi.

Ce deuxième Super Satellite de Divonne est donc le théâtre du poker agressif. En témoigne le nombre de joueurs éliminés depuis la pause. En témoigne également les masseuses venues réconforter les plus souffrants. Car comme vous le savez, les bad beats nuisent gravement à la santé. Il est 20h45, les blinds sont de 500/1000 et 129 joueurs sont à table.

Reprise des jeux


19h45. Après un buffet dînatoire d’exception, lequel a mis à la disposition des joueurs des plats aux saveurs exquises des quatre coins du Monde, le Super Satellite reprend ses droits. Les participants retournent à leur place respective et ont l’agréable surprise de découvrir le léger lifting procédé sur la salle, dû, entre autres, à l’arrivée en masse du public. Autre évènement, et de taille, un premier chip raise qui va certainement entraîner quelques joueurs mal en point à jouer plus agressif.


Il est 20h10, il n’y a plus que 178 joueurs et les blinds viennent d’augmenter. Elles passent à 400 et 800.

On y voit plus clair


18hOO, il reste 273 joueurs. Les blinds sont de 150/300. Après un long round d'observation, les joueurs reviennent à leur jeu agressif. Certains se remplument, d'autres quittent les tables et quelques uns se démarquent du lot, par le talent mais surtout par leurs tapis, plus importants que les autres. C’est le cas de David Tavernier, table 25, Franck Mihalic, table 23, Samir Chaib table 12 et Thierry Bourdoulous, table 11. Les quatre joueurs sont chipleaders de leur table respective et possèdent même les quatre plus gros tapis du tournoi. Et haut la main...

Ça se précise donc. Les techniciens enlèvent à l'instant la table 37, vacante depuis peu…Il est 18h30, il ne reste plus que 242 joueurs, les blinds sont de 200/400. La pause est annoncée. Tous à table...pour diner bien sûr...

Vous avez dit derbys?


Comme à Saint Amand les Eaux, ça se chambre entre région, ça se taquine entre casino. De bonne guerre, comme on dit, puisque 275 des joueurs présents se sont qualifiés via les tournois satellites. Entre Divonne-les-Bains et Le Lyon Vert, Palavas et Nice, les duels prennent des allures de derbys. Plus qu’un jeu, c'est un sport ! Chacun veut prouver à l'autre que sa ville est la meilleure, même en terme de poker.

Il est 17h00, les blinds sont de 75/150. La valse des perdants se poursuit. Mais au compte-gouttes cette fois-ci. Plus que 318 participants. Les malheureux perdants se sont déjà rués vers les tables de cash game du Grand Casino.

C'est parti!

Ça y est, les 347 joueurs pénètrent dans l'Antre que le Grand Domaine de Divonne a réservé pour le Partouche Poker Tour, sous l'air entraînant de « New York, New York » de Franck Sinatra. Chacun est conduit à l'une des 37 tables où sont déjà installés croupiers et croupières, et chacun découvre sa pile de jetons. 5 000 en tout, pour des blinds de 25 et 50 d'entrée de jeu, avec augmentation toutes les 25 minutes. Tous installés, ils attendent le coup d'envoi imminent donné par le maître de cérémonie, Numa Benhamou. C'est chose faite ! Les cartes se distribuent... et le claquement des jetons retentit. C'est parti !

Premier sortant après 9 minutes de jeu sous les applaudissements du public et des candidats s'il vous plait. Cela n’empêche qu’un brin vexé, l'éliminé s’en va la tête en bas. That's poker... Il pourra tout de même se consoler avec un autre candidat éliminé peu de temps après en table 30 toujours sous les applaudissements collégiaux. On aurait pu penser que les joueurs joueraient prudents. Le ton est donné : agressivité ! Première augmentation des blinds. 50/100.

2 heures avant le coup d’envoi



Enfin! nous y voilà... Divonne les Bains, son château, ses beignets, son eau, ses cures thermales... Un bien bel endroit dans lequel il fait bon vivre. Mais dans lequel le Partouche Poker Tour va faire trembler les Alpes aujourd'hui. Et oui, le plus grand des tournois jamais vus en Europe fait escale au Grand Casino de Divonne, pour le deuxième Super Satellite de la saison. Déjà 340 joueurs inscrits et il reste encore quelques places. Alors venez tous vous abriter au Grand Casino car un vent de folie va souffler sur les Alpes !

Ça y est le record de Saint-Amand-les-Eaux est battu. 340 candidats se sont déjà inscrits ici, à Divonne-les-Bains. Et ce n'est pas fini puisque les inscriptions ne sont pas encore closes. On attend encore des joueurs. Pour l'occasion, Divonne-les-Bains a donc revêtu sa plus belle tenue de gala pour accueillir comme il se doit ses champions. Comme à Saint-Amand, l'organisation est royale, impressionnante en terme de minutie. Chaque détail a été observé à la loupe pour que les joueurs ne se concentrent que sur le jeu, pour qu'il ne pense qu'au poker. Les tables sont flambants neuves, les croupiers élégants et les hôtesses sublimes, comme à leur habitude. La table finale revêt une nouvelle fois des allures d'arène infernale avec toujours cette impressionnante couleur rouge chatoyante propre à l'enseigne Partouche. Située en haut d'une estrade, entourée de fauteuils à lignes rondes destinés au public et sous les projecteurs, elle impressionne les joueurs. A en juger leur regard ébahi, ça fleure l’envie, ça fleure la peur, ça fleure bon le poker… De nouveau présente comme pour tous les Super Satellites, l’équipe de télévision se tient prête pour offrir l’une des plus belles soirées poker à Eurosport. Elle n’aura aucun mal à le faire avec la présence de la belle maîtresse de cérémonie Elsa Fayer. Pour illuminer une soirée déjà riche en lumière.

vendredi 8 février 2008

24 heures chrono


Vous l'attendiez? Alors dépêchez vous! Vous avez jusqu'à demain 15h00 pour vous inscrire pour le deuxième Super Satellite du Partouche Poker Tour. Pour l'occasion, Divonne-les-Bains a revêtu son plus bel habit de gala pour accueillir ses nombreux invités. 300 joueurs se sont déjà inscrits et quelques places sont encore disponibles autour des tables. Alors dépêchez-vous, il n'y en aura pas pour tout le monde !

Il ne vous reste que 24 heures pour vous inscrire à la deuxième étape du Partouche Poker Tour : le Super Satellite de Divonne-les-Bains. Pour cela, vous pouvez encore vous rendre directement sur place au Grand Casino de Divonne-les-Bains, jusqu'à demain 15h00. Les places sont précieuses et nombreux font encore la queue au moment où sont écrites ces lignes. Pas étonnant au vu de l’enjeu : 50.000 euros de récompense plus un billet pour Cannes et son Main Event prestigieux de 2.000.000 d’euros. Voilà pourquoi les hôtels affichent complets. Voilà pourquoi Divonne-les-Bains est prédestiné au succès. Parce qu’une nouvelle fois, l’équipe du Partouche Poker Tour a œuvré pour que cette soirée soit l'une des plus belles soirées poker de l’année.

Pour les autres participants, déjà inscrits, la tension monte d’un cran en attendant le coup d’envoi. Chacun révise ses tactiques et ses habitudes afin de ne pas se faire surprendre. La moindre erreur se paye cash au poker… Les déçus de Saint-Amand-les-Eaux l’ont appris à leur dépend. Certains sont même venus retenter leur chance au Grand Casino de Divonne.

Voilà, le décor est planté, l’équipe de télévision fin-prête et l’organisation met tout en œuvre pour que les joueurs ne pensent qu’à leur poker. Vivement que le show commence !


jeudi 7 février 2008

J-2 avant Divonne !


Attention, plus que deux jours avant le choc des bluffeurs ! 48 heures avant la clôture des inscriptions et le coup d'envoi de la deuxième étape du Partouche Poker Tour : le super satellite de Divonne-les-Bains, un des six ponts d'or menant tout droit au Palm Beach de Cannes.

Les jours sont de plus en plus longs pour les inscrits, de plus en plus courts pour ceux qui comptent s'inscrire. Pendant que l'équipe technique du Partouche Poker Tour installe minutieusement les tables, les écrans et achèvent les derniers préparatifs, déjà 280 joueurs se sont offert le droit et la chance de participer à la deuxième étape de la saison, le super satellite de Divonne-les-Bains. Une aubaine pour tous ces mordus de poker qui n'ont qu'une idée en tête en participant à ce sommet alpin : se qualifier pour Cannes, gravir les marches du poker européen et remporter la palme du poker ! Divonne-les-Bains est d'ores et déjà prêt pour accueillir ses dames et ses rois, alors vivement samedi !

lundi 4 février 2008

Divonne arrive à grands pas!


Le Mont Blanc fait déjà pâle figure à côté du Partouche Poker Tour... Après la belle réussite du premier super satellite de Saint-Amand-les-Eaux, on avait hâte que le PPT poursuive son tour de France. Après le Nord, cap à l'Est avec Divonne-les-Bains et son magnifique casino qui accueillent le deuxième super satellite de la saison.

Un vent de folie appelé Partouche Poker Tour souffle sur les Alpes. Au programme, une nouvelle et grande soirée poker avec pas moins de 300 joueurs attendus, venus des quatre coins de la France, de Suisse et même d'Europe. Qu'ils soient professionnels, semi-pros, aficionados, novices ou simples curieux, ils savent tous que Divonne-les-Bains est l'un des cinq tremplins restants pour se propulser directement vers Cannes et son Main Event à 2.000.000 d'euros de récompense. Une occasion unique à saisir.

Si les inscriptions en ligne sont d'ores et déjà closes, les intéressés peuvent se rendre directement sur place jusqu’à samedi ou au siège du groupe Partouche jusqu’à vendredi (141 bis rue de Saussure - Paris 17ème de 9h00 à 18h00). Ils peuvent également s'inscrire dans les différents casinos du groupe Partouche. Les frais de participation sont de 1075 euros. A la clé, un prize pool complémentaire de 50.000 euros que les meilleurs joueurs se partageront (10% des participants). Et bien sûr, une qualification directe pour le plus grand évènement poker d’Hexagone, le Main Event de Cannes. Alors qui accompagnera Remy Biechel et ses 32 acolytes de Saint-Amand-les-Eaux sur l’immense tapis rouge du Palm Beach ? Si vous en rêvez, ne laissez pas passer votre chance !

* Notez également que 5 tables de cash game, allant de 100 euros à 2000 euros, seront à la disposition des clients de 17 heures à 4 heures !